Celui qui Anne Frank - Première partie
La fin du Hindenburg





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Celui qui à dénoncé Anne Frank - Partie 01

La fin du Hindenburg

Des membres de la propre famille d’Ahlers confirmèrent les conclusions de Carol Ann Lee : son frère cadet, Casper, déclara qu’après la guerre, Tonny lui avoua avoir livré la famille Frank. Il en tirait une certaine fierté, même si son mobile principal était l’appât du gain.


Il récupéra d’ailleurs des objets dans l’annexe. Casper affirma qu’il possédait un bougeoir volé par son frère.


Anton, le fils de Tonny, raconta que son père semblait obsédé par Otto Frank et parlait de lui sans arrêt. Ahlers aurait découvert, que, durant la guerre, des contrats avaient été passé entre Opekta, l’entreprise de vente d’épices en gros et de pectine de Frank et l’armée Allemande. Il négocia alors son silence. D’après Anton, son père recevait tous les mois, sur son compte en banque, une somme d’origine inconnue.


Pour certains, ces assertions, ne sont néanmoins pas sérieuses : en 2003, un rapport de l’institut néerlandais pour la documentation sur la guerre (NIOD) critiqua la théorie du chantage, déclarant qu’elle se baisait sur les seules déclarations d’Ahlers, qui avait pu faire croire à sa famille qu’il avait dénoncé les Frank… Le rapport conclut donc que l’identité de l’informateur restait un mystère.


Otto Frank en savait peut-être plus sur son dénonciateur. Mais apparemment, il préféra consacrer le reste de sa vie à protéger l’œuvre de sa fille plutôt que remuer le passé.


Le journal d’Anne Frank est un best-seller international, sans doute par la force du témoignage mais aussi parce que l’histoire de cette jeune fille renvoie à la tragédie de millions d’autres victimes du génocide nazi. Les mots qu’elle écrivait le 19 novembre 1942 ont conservé toute leur puissance : « Les Allemands sonnent à toutes les portes pour demander si des juifs habitent ici. Le soir, quand il fait noir, je vois marcher des files de gens simples et innocents, accompagnés d’enfants en pleurs, qui sont brutalisés et frappés jusqu’à ce qu’ils s’effondrent. Personne n’est épargnés… Les personnes âgées, les bébés, les femmes enceintes, les malades, tous se retrouvent dans cette vers la mort. »

LES NOUVEAUX TEMOIGNAGES

LE PRIX DE LA TRAHISON

L’occupant allemand promettait une prime de 40 florins pour chaque juif dénoncé. Quatre personnes vivaient avec les quatre membres de la famille Frank, l’annexe secrète du 263 Prinsengracht valait donc 320 florins… Une coquette somme pour un homme dans une situation financière critique.


Après la guerre, Ahlers affirma qu’il avait toujours su où les Frank se cachaient. Si tel était le cas, ce secret pour lui une sorte de « police d’assurance » : le 4 aout, il appela la gestapo dans le but d’encaisser la récompense promise

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Edith mourut à Auschwitz en Janvier 1945. Ses deux filles, Margot et Anne succombèrent au typhus à Bergen-Belsen en mars de la même année, quelques semaines avant la libération du camp. Otto survécut à l’enfer d’Auschwitz et revint à Amsterdam après la guerre.


A son retour, il eut une attitude surprenante. Alors qu’Ahlers avait arrêté pour collaboration en juin 1945, Otto Frank plaida en faveur de sa libération. Il prit la défense de Wilhelm Van Maaren et même celle de l’officier nazi Karl Silberbauer, qui, selon lui, avait fait preuve de courtoisie au moment de son arrestation.


Il eut de violentes discussions avec Wiesenthal. Ce dernier reste convaincu qu’Otto Frank savait qui l’avait dénoncé : les explications qu’il donna concernant ses relations avec Ahlers restèrent très évasives.