La belle époque





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GEOFFREY DE HAVILLAND | 1882 - 1965 |

Geoffrey de Havilland fut l’un des grands pionniers de la conception et de la fabrication d’appareils aériens. En 1910, il intégra ce qui allait devenir la Royal Aircraft Factory, puis devint chez ingénieur de l’Aircraft Manufacturing Compagny (Airco) en 1914. Il conçut plus de 30% des avions alliés, notamment presque tous les appareils américains. De Havilland créa sa propre société en 1920. Parmi ses nombreux produits, figurent le Moth léger, le Mosquito rapide et polyvalent de la Seconde Guerre Mondiale et le Comet, le premier avion de ligne à réaction.

En Aout 1944, quand les puissances européennes se déclarèrent la guerre, l’aviation militaire en était encore à ses balbutiements. Cependant, à la fin du conflit, l’air était devenu un champ de bataille, comme la terre et la mer, d’où l’on pouvait lancer des attaques sur des cibles militaires et civiles.


Au début de la guerre, les principaux belligérants, la Grande Bretagne, la France et la Russie d’un côté, l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie de l’autre, alignaient moins de 500 biplans et monoplans utilisables pour des missions terrestres ou navales.


L’armée se servait de ces appareils, dénués d’armement au départ et souvent peu fiables, pour un objectif principal : la reconnaissance. Les aéroplanes, chargés de découvrir les agissements de l’ennemi, étaient au départ considéré comme un appoint à la cavalerie, corps d’éclaireurs traditionnel. A mesure que le conflit évoluait, les avions remplacèrent les chevaux, apportant une contribution importante à la guerre.


Les Allemands avançaient en Europe de l’Ouest, repoussant les armées alliées, mais les renseignements obtenus par les appareils aériens aidèrent ces dernières à arrêter l’offensive allemande et à lancer des contre-attaques Cette guerre de mouvement cessa quand aucune partie n’arriva à contourner l’autre Les belligérants se mirent à creuser des tranchées qui s’étendaient de la Manche à la frontière Suisse Au cours des trois années et demie qui suivirent, des millions de soldats s’embourbèrent dans d’âpres combats de tranchées, seuls les observateurs dans les aéroplanes et ballons captifs pouvaient réellement voir et noter ce qui se passait sur le front


Les appareils de reconnaissance comme le B.E.2.C. accueillaient généralement un pilote et un observateur. Au début, celui-ci établissait des croquis, mais à partir de 1915, la photographie devint la principale technique de reconnaissance aérienne, il devint possible d’observer avec prévision des secteurs entiers de tranchées, ces photographies une fois assemblée pour former de grandes « mosaïques », qu’il fallait interpréter pour déterminer les intentions de l’ennemi et organiser des attaques.


Les avions de reconnaissance devaient également repérer l’artillerie. D’imposants barrages d’artillerie précédaient et accompagnaient les offensives. Cependant, ces observations ne donnèrent pas de résultats vraiment décisifs, jusqu’au retour à une guerre plus mobile, en 1918, où ils furent utilisés en conjonction avec le vol à basse altitude, le mitraillage et le bombardement aérien. Les observateurs aériens pouvaient répéter les points d’impact des obus, et avec l’introduction de radios plus efficaces dès 1915, communiquer aux artilleurs les corrections à effectuer pour se rapprocher de la cible, en code morse.


Les renseignements obtenus par reconnaissance photographique devaient être fréquemment mis à jour : les patrouilles décollaient quotidiennement aux côtés des appareils de guidage de l’artillerie. Au départ, les principaux dangers que couraient les équipages étaient le mauvais temps, les pannes et les tirs de fusil depuis le sol mais quand les aviateurs commencèrent à s’armer, d’abord des fusils et des bombes à mains puis des mitrailleuses, la guerre des airs devint bien plus périlleuse. En 1914, les Alliés dominaient probablement la situation, mais avec l’introduction d’avions de chasse proprement dit, dès 1915, leurs appareils de reconnaissance subirent de lourdes pertes lors de leurs patrouilles régulières. Sur les 80 appareils détruits par l’as allemand Manfred Von Richthofen accomplissaient une reconnaissance !

LA PREMIERE GUERRE

Le B.E.2. Fut conçu par Geoffrey de Havilland avant la guerre, en 1912, à la Royal Aircraft Factory et vola pour la première fois en 1912. A cette période, il surclassait ses compétiteurs. Mais en 1914, cet appareil lent et dénué d’armement avait besoin d’être amélioré. Le nouveau B.E.2.c., très stable, convenait bien au travail de reconnaissance, mais sa lenteur et son armement insuffisant en faisaient une cible facile pour l’ennemi. L’industrie fut fortement sollicitée pour produire le B.E.2.c. en grande quantité et il resta donc en production bien plus longtemps qu’il n’aurait dû.

B.E.2.C. (ROYAL AIR FACTORY)