Les origines du cinematographe





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Les origines du cinématographe

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LA SORTIE DE L'USINE LUMIERE

LYON 1895

Les premières images filmées sont de simples actualités ou scènes de la vie quotidienne. Ici les ouvriers sortent de l’usine à la fin de leur journée de travail. Ce plan fixe d’une seule minute est projeté pour la première fois au Grand Café à Paris à 16 images par secondes, vitesse des nombreux films Lumière et standard des futurs films muet.

LE JARDINIER ET LE PETIT ESPIEGLE

1895

La première affiche de cinéma annonce une fiction des frères Lumière qui est aussi le premier film burlesque. Son tuyau d’arrosage ne fonctionne pas, un jardinier en fixe l’embout. Il est arrosé lorsque le garçon qui gardait son pied sur le tuyau le lève. Le film est si populaire que les frères Lumière le tournent de nouveau en 1896 (L’arroseur arrosé désigne les deux films), avant de revenir aux actualités et aux voyages.

  

La caméra évolue concurremment en Europe et aux Etats-Unis. Le photographe Edward Muybridge ne s’intéresse pas aux images animées, mais ses études permettent à Etienne Jules Marey de combiner un mécanisme intermittent et une pellicule flexible. Louis le Prince tourne le premier film en 1888, avant de disparaitre mystérieusement avec sa caméra lors d’un voyage en train en 1890. A partir des découvertes de Marey, Thomas Edison et son assistant W.K.L. Dickson construisent le kinétoscope. Finalement, les frères Lumière élaborent le Cinématographe, à la fois caméra, tireuse et visionneuse, plus fonctionnel et pratique que les autres systèmes.


Thomas EDISON installe son kinétoscope dans des arrières salles de bars où les clients peuvent mettre l’œil à la lorgnette. Plus tard, les projections des frères Lumières lancent la mode des visionnages publics. Les films sont associés à des représentations théâtrales ou à des vaudevilles, jusqu’à l’apparition des premiers cinémas rudimentaires en 1905 : ceux-ci fonctionnent toute la journée et les films à l’affiche changent plusieurs fois par semaine. La sortie au cinéma devient une habitude que le public ne perdra plus jamais.


L’éternuement de Fred OTT (1894) dû au kinétoscope de Dickson (imaginé par Edison) représente les caractéristiques du pré-cinéma. Même dans les films de fiction, l’importance est d’abord donnée au mouvement. Les vagues déferlantes de Rough Sea at Dover de Birt Acres (1895), remportent un énorme succés.

  

LES DEBUTS

Mini bio

  • 1862 Naissance d’Auguste

  • 1864 Naissance de Louis

  • 1894 Expérience sur les images animées

  • 1895 Présentation de deux films courts au Grand Café à Paris

  • 1900 Projection sur grand écran à l’exposition universelle, puis abandon des projections

  • 1903 Produisent l’autochrome, premier procédé industriel de photographie couleur

  • 1911 Auguste Lumière et ses fils devient l’Union photographique industrielle

  • 1948 Mort de Louis Lumière

  • 1954 Mort d’Auguste Lumière.


Lorsqu’ils s’intéressent aux images animées, les frères Lumière possèdent déjà une usine de produits photographiques prospère. Après avoir étudié les défauts du Kinétoscope d’Edison, ils élaborent le Cinématographe : Lorsqu’elle est reliée à une lanterne magique, cette petite caméra 35 mm, dont le mécanisme d’obturateur intermittent est inspiré du moteur d’une machine à coudre, peut servir de projecteur. Le 28 décembre 1895, lors d’une projection au grand café de Paris, ils présentent leur invention qui attire un vaste public et suscite l’intérêt de cinéastes potentiels, tels que Georges Méliès.

Les frères Lumière refuse de vendre des copies de leur invention et envoient leurs démonstrateurs à l’étranger pour en faire la présentation. En 1896, leurs films sont montrés (et filmés !) à travers toute l’Europe, en Egypte, en Russie, en Inde, au Brésil, au Mexique, en Chine.

AUGUSTE LOUIS LUMIERE

L'ARRIVEE D'UN TRAIN EN GARE DE LA CIOTAT - 1895

A ce film se rattache une anecdote les plus célèbres du cinéma : lors de la première projection de ce plan fixe d’un train qui avance vers le public, celui-ci est pris d’une telle panique que les spectateurs des premiers rangs s’enfuient ou se cachent sous leur fauteuil. Véridique ou non, cette histoire montre le saisissement exercé par le cinéma sur ses premiers admirateurs.

LE REPAS DE BEBE, LA MER,  - 1895