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Animation | Terra Reporter

L'image animée est une technique dont le but est de donner l'illusion à des spectateurs que des personnages ou des objets inanimés, sous la forme de dessins, peintures photographies, dossiers numériques, etc, sont doués de vie et peuvent ainsi bouger, se déplacer, avoir des mimiques, éventuellement parler... Elle est en fait l'inverse du procédé de décomposition photographique et de recomposition du mouvement, qu'est le cinéma. Elle compose le mouvement par une suite chronologique de représentations, le décompose en enregistrant chacune de ces représentations, et le recompose par le visionnement.

Fiche express

  • MARQUE : CITROËN
  • ANNÉES DE PRODUCTION : 1948 – 1990
  • PRODUCTION : 5 114 961 EXEMPLAIRES
  • CLASSE : CITADINE
  • ÉNERGIE : ESSENCE
  • TRANSMISSION : TRACTION
  • BOÎTE DE VITESSES : MANUELLE
  • POIDS A VIDE : 475 A 575 KG
  • VITESSE MAXIMALE : 60 A 115 KM/H

Vidéos ANIMATION

Prologue

-12 000

AVANT

J.C.

Dissipons tout d’abord quelques malentendus : l’animation n’est pas une forme d’art réservée aux enfants, ses propos ne sont pas forcements légers, voire comiques, et les rapports qu’elle entretient avec la bande dessinée ne sont qu’occasionnels. Quant au terme même de caméra d’animation, il regroupe les termes génériques trop souvent utilisé à tort, fait partie, mais ne représente qu’un cas particulier. L’étymologie restant le meilleur moyen de revenir aux sources, il convient de se rappeler que le terme animation prend ses racines dans animos en grec, anima en latin, soit le souffle vital, l’âme. L’essence de l’animation se situe en conséquence dans la capacité à donner la vie. Et à quoi donc ? A tout ce qui est « inanimé », bien évidemment, soit les dessins, les marionnettes, le sable, la pâte à modeler, etc., bref, à des objets ou matériaux qui, figés dans le temps, ne peuvent être considérés comme « vivants ». Certaines peintures pariétales semblent témoigner du désir de simuler le mouvement, en particulier sur les parois de la grotte de Chauvet dans laquelle 400 dessins représentent des animaux sous plusieurs angles et phases de mouvement, et dans les grottes d’Altamira en Espagne (estimées à 12 000 ans avant notre ère). Dans cette dernière, les aurochs y sont dessinés pourvus de multiples pattes, chacune représentant une phase de mouvement de la course. Bien sûr, il ne s’agit pas encore de cinéma (et d’ailleurs le risque d’interprétation anachronique de ces dessins n’est pas à négliger), mais l’idée de susciter un mouvement par une série instantanés temporels témoigne du désir de donner vie l’animal par le mouvement.


Pour quelles raisons l’animation fascine-t-elle ? D’abord par son caractère magique, car elle permet de donner vie à des dessins, à des marionnettes etc. : il s’agit d’une forme d’illusionnisme. Mais également parce que cet art, le « septième bis », curieusement lié ainsi à celui du cinéma, art du XXe siècle, prend ses sources dans tous ceux qui l’on précédé : la peinture, la sculpture, le dessin, la musique, la danse, la dramaturgie… L’idée « d’art total » rêvé par les créateurs d’opéra, incarné par certains cinémas, peut se matérialiser magistralement dans le cinéma d’animation tant il se situe à de multiples carrefours. Depuis 1923, le cinéma est classé comme septième art grâce à Ricciotto Canudo (dans son manifeste du septième art). Le huitième art étant attribué à l’ensemble de la télévision, radio, et photographie, et le neuvième art à la bande dessinée, l’animation se retrouve donc coincée au rang de « septième art bis ». On peut malgré tout se demander si l’antériorité historique de l’animation sur le cinéma de pris de vues réelles ne devrait pas nous autoriser a intervertir ce classement. L’animation deviendrait alors le septième art et le cinéma de fiction ‘celui de prise de vues réelles), le septième art bis, ce dernier pouvant être considéré comme une démarque de l’animation, un cas particulier somme toute : un film dont l’enregistrement des phases successives d’animation se fait en temps réel.

Les origines

Le mouvement fascine depuis toujours. Le fonctionnement anatomique étranger de celui de l’homme également. La mécanique de la marche ou de la course des quadrupèdes à toujours inspiré les observateurs, des hommes des cavernes jusqu’au Maret et Muybridge avec leurs photographies séquentielles.

De merveilleux jouets optiques

Les lanternes magiques, nées probablement à la moitié du XVIIe siècle, sont de simples boites renfermant une source de lumière (bougie ou lampe à huile) placée devant un miroir concave. Un orifice permet de projeter une image peinte sur une plaque de verre. Ce sont des caméra obscura inversées, les ancêtres du projecteur de diapositive. Ces lanternes ont souvent servi pour des spectacles destinés à convaincre le public qu’il assistait à de réels phénomène surnaturels ou diaboliques, en particulier pendant la période romantique à la fin du XVIIIe siècle.


Les progrès de l’optique introduisent l’usage d’objectif pour une meilleure précision de projection. Cette évolution donne naissance à un type de spectacles contant de petites histoires naïves ou populaires ou même des adaptations de classiques de la littérature. Ces saynètes se répandent vite à travers l’Europe et perdureront jusqu’au début du XXe siècle à Paris.

Camera obscura

La caméra obscura est l’ancêtre de l’appareil photo. Il s’agit d’une simple boîte étanche à la lumière pourvue d’un orifice laissant pénétrer l’image du monde lui faisant face et la projetant sur la paroi opposée. Cette chambre (du latin caméra) pouvait être suffisamment vaste pour qu’un peintre y pénètre et décalque la projection sur le mur.

Lanterne magique

Les lanternes magiques avaient une flamme comme source lumineuse. C’est sans doute ce qui a poussé Richelet à écrire dans son dictionnaire que ne pas connaître le procédé technique pouvait laisser imaginer une opération surnaturelle, il faut dire que les vues des montres dessinés sur plaques de verre agrandies à l’écran devaient diablement sembler vivantes dans le tressaillement de la combustion irrégulière de la bougie !

Pertinence rétinienne

Le phénomène de persistance rétinienne est observé depuis longtemps. Les Grecs, avec Aristote et Ptolémée, avaient noté que si un tison est déplacé rapidement dans le noir devant notre œil, celui-ci perçoit l’extrémité incandescente comme une ligne rouge.

Jouets scientifiques

L’industrialisation permet à ces jouets de devenir des biens de consommation. La publicité fait donc son apparition pour en vanter les mérites. Le Zootrope à miroir inventé par Reynaud est l’aboutissement du genre. Le mécanisme de projection peut sembler bien compliqué pour nous, surtout pour visualiser d’aussi courtes bandes.