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La talent de Jacques Rouxel | Terra Reporter
Les Shadoks | Terra Reporter

Les Shadoks est une série télévisée d'animation française en 208 épisodes de deux à trois minutes, créée par Jacques Rouxel et un jeune dessinateur Jean-Paul Couturier, produite par la société aaa (animation art-graphique audiovisuel). La série a été diffusée sur la Première chaîne de l'ORTF entre le 29 avril 1968 et 1973 (trois premières saisons) et la quatrième saison, produite par aaa, à partir de janvier 2000 sur Canal+.

Fiche express

  • GENRE : ANIMATION, COMEDIE
  • CRÉATION : JACQUES ROUXEL
  • PÉRIODICITÉ : JOURNALIER
  • PRODUCTION : AAA
  • NARRATION : CLAUDE PIEPLU
  • NOMBRE DE SAISON : 04
  • NOMBRE ÉPISODES : 208
  • DURÉ ÉPISODE : 2 à 3 MINUTES
  • DIFFUSION : O.R.T.F. – CANAL +
  • DATE DE LA PREMIERE : 29 AVRIL 1968
  • DATE DE LA DERNIERE : JANVIER 2000

29

AVRIL

1968

Vidéos LES SHADOKS

Avant

Le premier projet de film d’animation que Jacques ROUXEL a écrit est celui d’une série intitulée Drôles d’oiseaux qui comporte deux personnages, un inventeur et un oiseau, ce dernier représentant déjà les traits du Shadok. Il part faire le tour des studios d’animation pour proposer son concept. Il se heurte à un insuccès.


En 1968, il remanie son projet et se présente à l’O.R.T.F. (Office de radiodiffusion télévision français), au mythique service de la Recherche, que dirige Pierre Schaeffer, avec un petit projet, des « spots interludes ». Ces sports, alors dépourvus de voix off, sont une série de gag réalisés sous la forme de courts-métrages dont la durée varie de trente secondes à une minute. Jacques Rouxel veut ainsi adapter pour la télévision les comics trips comme les Peanuts (Snoopy en français) ou Dick Tracy, diffusés à l’époque dans le Herald Tribune.


On retrouve dans ces petits films son personnage fétiche le Shadock ainsi que des personnages qui seront récurrents dans ses futurs séries, l’insecte Gégène, et les Gibis (qui s’appellent encore, à ce stade du projet, les Zibis. Ces oiseaux que Jacques Rouxel a créés dans ces animations, influencé par l’illustrateur américain Saûl Steinberg, se nomment les Shadoks : partant du fait que ces volatiles sont bête et méchants, il les baptise d’un nom composé de consonnes dure, comme le « d » et le « k », il s’inspire également du nom d’un groupe de rock très populaire à l’époque « The Shadows ». A ces volatiles d’un genre nouveau, il adosse en contrepoids de charmantes créatures tout en rondeur et très intelligents, Jacques, en fervent admirateur de la Grande-Bretagne et de l’humour anglais, trouve un nom à ces amusants personnages composés d’un « g » et d’un « b » (l’allusion était tentante). Les gentils « Gibis » sont, eux aussi, baptisées. Pour créer la trame de ses saynètes, il fait appel à un ressort qui lui est cher : le non-sens, dont il puise l’inspiration dans les textes des auteurs anglo-saxons, comme Swift et James Thurber, et des auteurs français, tels que Raymond Queneau ou Alphonse Allais. Les Shadoks sont dans l’œuf [en fer]… et ne demandent qu’à éclore.

Spot interlude

Cette série de « spots » est basée sur l’utilisation de personnages-type ou « caractères » comme dans les séries de dessins animés de style américain. Il y a naturellement les bons et les méchants, les uns et les autres étant des animaux plus ou moins imaginaires, et la série illustre les épisodes de leur lutte et de leurs poursuites continuelles. (Voir plus loin la description de chacun de ces « caractères »)


Nous aurons recours aux « ficelles » habituelles du dessin animé classique. Il n’y a en principe, ni commentaire ni dialogues indispensables à la compréhension.


La série, telle que nous les concevons, se compose de « spots élémentaires » de 3 à 2 minutes. Chaque « spot » doit constituer une histoire en soi et doit pouvoir être vu et compris sans qu’il soit nécessaire d’avoir d’idées précises sur ce qui s’est passé avant.


On pourra grouper plusieurs « spots élémentaires » pour obtenir un fils de longueur voulue.


En quelques sorte, c’est le principe des bandes dessinées des journaux appliqué en dessin animé de télévision.


Dans ces conditions, il n’est pas nécessaire d’imaginer un scénario complet et précis, mais plutôt une trame générale d’histoire qui soit assez « élastique » pour qu’on puisse y introduire de multiples épisodes et éventuellement continuer la série autant qu’un voudra.


Du point de vue graphique, les dessins seront uniquement au trait, sans demi-teintes et doivent pouvoir être animée de façon très simple et très économique.


Enfin, les décors devront être imitée aux seuls éléments indispensables à l’action. Ils devront être conçus de telle sorte que si l’animation est faite en se servant de « cellos », la superposition de ces « cellos » et du décor ne doivent pas poser de questions de « gouachage ».

Description des caractères

  1. LES SHADOKS

Animal du genre oiseau échassier.

 

  • Il est bête, grossier, égoïste, méchant.

  • Il est très agile, rapide, et peut pratiquement tout faire avec ses pattes.

  • Il peut avoir des dents.

  • Il a une voix éraillée du genre corbeau. En outre quand il est mécontent, il ABOIE


Le Shadok vit chez les humains, où il s’impose comme animal soi-disant domestique. Quand un Shadok a décidé de s’installer chez un humain, il est impossible de s’en débarrasser car si on le chasse il en revient deux, si on chasse les deux, il en revient quatre immédiatement. De plus, quand on le mécontente en tant soit peu, il saccage ou mange ce qui lui tombe sous le bec : mobilier, fourneaux, portes, escaliers, etc… Chaque humain a donc chez lui un ou plusieurs Shadoks qui font la loi.

 

  1. LES « ZIBIS »

C’est un petit animal, rondelet, qui a deux petits yeux rond, quatre pattes et une petite queue. Du point de vue graphique, ce sont les éléments constants de sa personnalité. Car le Zibi peut changer de forme en fonction des tâches qu’il a à accomplir. En particularité, il peut se rapetisser à volonté. Il est doué, par contre d’une force herculéenne.


Du point de vue caractère, c’est le contraire du Shadok. Il est l’ami des humains et peut leur être très utile, quand toutefois il est n’est pas sous le domination des Shadoks.


Pour la nourriture : Il fournit la majorité des denrées alimentaires courantes : pain en tranches, lait en bouteilles, œufs au jambon, beurre…


Pour l’habillement : Il lui pousse sur le dos quand la saison est venue, des fils de nylon que le Zibi peut tisser lui-même.


Pour les loisirs : Le Zibi peut chanter, faire de la musique, raconter des histoires drôles. Il peut porter des gens sur son dos, et sert ainsi de moyen de transport économique.


Pour la travail : Le Zibi peut non seulement faire les travaux manuels les plus dures mais aussi assurer des tâches beaucoup plus délicates. Il sait calculer aussi vite qu’une machine et peut faire le travail de bureau. Les services publics peuvent très bien fonctionner à l’aide de Zibis