La genese de la série





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La genese de Star Trek

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THE CAGE - Le pilote

« Quand les rêves deviennent plus importants que la réalité, on renonce à voyager, à construire et à créer. On ne sait même plu réparer les machines léguées par ses ancêtres. On se contente de reste assis, de vivre et de revivre d’autres vies passées… » Vina


L’entreprise capte des ondes radio indiquant qu’il reste des survivants d’un crash de vaisseau spatial sur Talos IV. Une équipe d’atterrissage réunissant le capitaine Pike, le lieutenant Spock et le Docteur Boyce parvient à retrouver le campement de vieux savants accompagnés d’une belle jeune femme appelée Vina.


Le groupe prétend être naufragé sur cette planète depuis vingt ans : Vina était toute petite à l’époque du crash au cours duquel ses parents durent tués, et ce sont les savants qui l’ont élevée. Boyce exprime son scepticisme quant à la possibilité pour les naufragés de survivre dans de telles conditions. Vina propose alors de dévoiler leur secret à Pike. Au lieu de quoi elle l’entraîne sur une corniche isolée et s’évanouit dans les airs ! Avant que Pike ait eu le temps de reprendre ses esprits, une porte s’ouvre dans la paroi rocheuse, et des extraterrestres au crâne énorme apparaissent. Ils lui font perdre conscience et l’emportent dans une chambre souterraine. Alors que l’équipage le cherche, il se réveille enfermé dans une cage, sous le regard curieux de nombreux extraterrestres.


Ils ont créé l’illusion de ce campement et de ses occupants, à l’exception d’un seul : en effet, Vina est bien réelle, elle est l’unique survivante du fameux accident survenu il y a vingt ans. Apparemment, elle aussi est une « invitée » non consentante de ce zoo intergalactique, les Talosiens font en sorte que Pike soit assailli par d’innombrables fantasmes autour de différentes incarnations de Vina. Pour une obscure raison, ils semblent déterminés à le forcer à tomber amoureux de sa compagne captive. Mais à quelles fins ?


Quand les responsables des programmes de N.B.C. signèrent un accord de production avec Desilu pour le pilote de Star Trek, ils ne croyaient guère que la petite société possédait le savoir-faire nécessaire pour mener à bien un projet aussi complexe. Après tout, Desilu était surtout connu pour des comédies légères comme The Lucy Show, Make Room for Daddy et The Andy Griffith Show.


Mais quand Roddenberry et ses complices eurent projeté une bobine de The Cage, les responsables de N.B.C. furent surpris de leur propre réaction : ce qu’ils voyaient était bien meilleur que ce à quoi ils s’attendaient. Voire trop bon. « Trop cérébral », dirent-ils non sans mépris pour le public. Les girations de la jeune esclave d’Orion les mettaient mal à l’aise, de même que le personnage de Monsieur Spock, dont l’aspect satanique risquait de faire perdre des spectateurs au réseau dans les Etats de la Bible belt. La « ceinture biblique », d’un fondamentalisme chrétien très conservateur. Le pilote fut donc rejeté.


Mais curieusement, ces mêmes responsables étaient prêts à admettre qu’ils s’étaient trompés quand eux capacité de production de Desilu, et chose sans précédent dans l’histoire de la télévision à l’époque, ils proposèrent de financer un second pilote de Star Trek. La proposition était assortie de plusieurs conditions. Le network exigeait plusieurs changements dans la distribution, notamment en ce qui concernait les acteurs interprétant le quartier-maître et le docteur, insistant même que deux personnages soient carrément supprimés : la femme nommée Number One (qui accepterait de recevoir des ordres d’une femme officier ?) et l’extraterrestre Monsieur Spock (à cause de ses oreilles).


Roddenberry se persuada qu’il pourrait sans doute convaincre le network de garder l’un des deux personnages, mais pas les deux, il tenait à son extraterrestre à l’aspect diabolique. Mais il aimait aussi l’actrice Majel Barrett. Aussi, raconte Barrett avec le sourire, Roddenberry décida-t-il de garder le Vulcain et d’épouser la femme « Car il ne pensait pas que Léonard Nimoy aurait accepté le contraire. »


Pour des questions de temps et d’argent, les producteurs de Star Trek furent contraints d’appliquer la loi du « less is more ».


Faire atterrir un vaisseau de la taille de l’Entreprise sur une planète au début de chaque épisode absorberait une trop grande partie du récit et surtout du budget consacré aux effets visuels. Se montrant une fois plus visionnaire, Gene Roddenberry suggéra que l’équipage se « dématérialise » pour réapparaitre ailleurs. Le moyen utilisé pour accomplir ce déplacement fut baptisé le « téléporteur » et l’action à proprement parler fut appelée « téléportation ». Initialement on imagina un rayon animé qui relierait le vaisseau à la surface de la planète, mais des questions d’ordre budgétaire contraignirent les producteurs à y renoncer. Finalement, on opta pour l’idée de « dématérialisation » et de « rematérialisation ».


Pour ventre l’astuce, la Howard A. Anderson Compagny, une société d’effet spéciaux hollywoodienne, filma des paillettes d’aluminium dispersées dans un faisceau lumineux sur un fond noir, avant d’incruster ces images dans les contours des silhouettes obtenues par cache au préalable. Avec un signal musical approprié composé par Alexander Courage, l’effet du téléporteur allait emporter l’adhésion non seulement des téléspectateurs, mais aussi des scientifiques et autres adeptes de la technologie à travers le monde entier. « Scotty énergie ! ».


Le rôle du Capitaine Christopher Pike exigeait un acteur à la fois chaleureux et séduisant. Il devait être athlétique, crédible comme chef, et à la fois, au network, au studio et aux sponsors. Jeffrey Hunter faisait parfaitement l’affaire. Parmi ses nombreuses apparitions à l’écran, il avait notamment joué aux côtés de John Wayne dans le chef d’œuvre de John Ford La prisonnière du désert et avait incarné Jésus dans Le Roi des Rois de Nicholas Ray.


Le dialogue de Pike dans La Cage comprend quelques répliques qui suggèrent le désir du personnage de renoncer à sa mission et quitter la Starfleet. A la fin de l’épisode, il changea d’avis (à la différence de son interprète, Jeffrey hunter, qui choisit de retourner au long-métrage plutôt que de rester à bord du « Convoi de chariots vers les étoiles » de Roddenberry. Quelques années plus tard, Hunter fut blessé e tournant un film en Espagne : en l’espace de quelques semaines, il avait eu plusieurs attaques, une hémorragie cérébrale et une fracture du crâne consécutive à une chute. Il mourut au cours d’une intervention chirurgicale le 27 mai 1969, une semaine avant la diffusion du dernier épisode de Star Trek.


Au départ, Gene Roddenberry voulait que Spock ait la peau rougeâtre, mais les premiers essais montrèrent que le maquillage rouge passait mal à la télévision en noir et blanc (il semblait d’un noir de jais). Comme, au milieu des années 60, la plupart des gens n’avait que la télévision noir et blanc, Fred Phillips proposa de renoncer au rouge pour adopter le maquillage « jaune chinois » de Max Factor. La teinte, une sorte de vert-jaune, se traduisait sur les petits par un joli gris neutre, tandis que sur les postes en couleurs, Spock avait vraiment l’air d’un extraterrestre.


Pour les autres extraterrestres de l’épisode, les Talosiens, les projets initiaux de Roddenberry était encore plus extravagants. Ils étaient censés ressembler à des crabes Mais l’équipe de production ne tarda pas à se rendre compte que les crabes évoquaient trop les films d’horreur des années cinquante, ce qui allait à l’encontre des intentions de Roddenberry Le fait de transformer les Talosiens en humanoïdes présentait deux avantages : ils paraîtraient plus enclins à avoir de la compassion pour une humaine blessée, et surtout, leur création coûterait moins cher Pour accentuer leur étrangeté, on engagea des actrices de petites taille, et les dialogues furent doublés par des voix masculines Wah Chang, chargé des effets spéciaux, entreprit de confectionner d’énormes crânes en mousse de latex pour les Talosiens Afin d’exprimer le côté hyper cérébral de ces créatures, Wah Chang disposa de grosses « veines » gonflables juste sous la peau en latex En les reliant par de minuscules tubes dissimulés à des poires en caoutchouc tenues hors du champ de la caméra, il suffisait de « pomper » au bon moment créant ainsi l’illusion d’une activité neurale lorsque les Talosiens communiquaient entre eux par télépathie.


                  A SUIVRE….

  

LES COULISSES DU PILOTE