The cage - Première partie





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Star Trek

THE CAGE

Tout sur le pilote

En Avril 1964, Gene Roddenberry, ancien pilote US Air Force et officier de police de Los Angeles, pris contact avec Herb Solow, le chef du département télévision des studios Desilu, pour lui proposer une série de science-fiction. Roddenberry n’était pas novice en matière de Show-biz. Il avait déjà vendu un certain nombre de scripts à des producteurs, notamment des épisodes de Hidhway Patrol et Have gun Will Travel. Il avait également créé et produit une série très populaire mais de courte durée intitulée The Lieutenant avec Gary Lockwood (qui devait revenir dans un épisode de Star Trek où L’homme dépasse l’homme) et Robert Vaughn (appelé à tenir le rôle principal dans la série Des agents très spéciaux), Solow fut conquis par ce qu’il entendit et proposa à Roddenberry de développer le script.

Une première version de Roddenberry, qui incluait des descriptions des personnages et de lieux, commençait ainsi :

« Star Trek met en scène des personnages qui vivent de nombreuses aventures au cours de leurs voyages vers des mondes « similaires » au nôtre. Leur moyen de transport est le vaisseau Yorktown, chargé d’une ambitieuse mission d’exploration scientifique et de sécurité. L’action se déroule « quelque part dans le futur ». On pourrait être en 1995 aussi bien qu’en 2995. En d’autres termes, nous sommes dans un futur assez proche pour que les personnages nous ressemblent mais suffisamment éloigné pour que les voyages intergalactiques se soient banalisés (ce qui nous évite d’alourdir nos récits par d’ennuyeuses digressions scientifiques). »

Star Trek est passé par les mains de plusieurs studios, notamment C.B.S. (producteur de The Lucy Show de Desilu), mais ce fut N.B.C. qui finit par acheter le projet (modifié dans les détails mais pas dans le concept de base), ainsi le Yorktown est devenu l’Enterprise.

Dans son premier jet, Gene Roddenberry brossait le portrait des cinq personnages principaux :

Robert M. April : le « skipper », environs 35 ans, un capitaine Horatio Hornblower de l’ère spatiale, un personnage complexe et pittoresque, élancé, doué de grandes aptitudes mentales et physiques, capable de décisions et d’actes héroïques, mais en même temps en proie au doute, souffrant de la solitude des chefs.

Quand le projet atteignit le stade de pilote, April avait été rebaptisé « Christopher Pike », même si d’autres détails restaient inchangés. Un descriptif s’appliquant aussi la personne du capitaine qui allait remplacer Pike quand la série fut enfin diffusée, James T. Kirk. A une différence près, mais de taille : James T. Kirk n’était jamais en proie au doute et il ne souffrait pas de la solitude.

L’officier exécutif : toujours désigné comme « Number One », cet officier est une femme. Mystérieusement féminine (svelte et sombre à la façon des femmes de la vallée du Nil. Un officier extraordinairement efficace.

Number One fit une apparition dans The Cage, mais elle ne survécut pas à ce pilote voué à l’échec. 23 ans plus tard dans Star Trek : La nouvelle génération, Roddenberry appellerait le premier officier (un homme, cette fois) de l’Enterprise « Number one ».

Le médecin du vaisseau : Phillip Boyce, un improbable voyageur de l’espace. Agé de cinquante et un ans, il connait bien la vie et se caractérise par un humour caustique. Unique confident du Capitaine April, « Bones » Boyce évalue chaque atterrissage potentiel en termes de désagréments potentiels, sans grand enthousiasme.

Tout cela résume bien la personnalité de Léonard Mc Coy.

 Le premier lieutenant. C’est le bras droit du capitaine, et il a en charge toutes les fonctions du vaisseau, son nom est « Monsieur Spok ». Au premier abord, il fait un peu peur. Sans doute à moitié martien, il a le teint rougeâtre et les oreilles en pointe. Mais son tempérament flegmatique offre un contraste saisissant avec son apparence satanique.

Spok allait remplacer Number One dans le rôle du bras droit du Capitaine en qualité de premier officier. Originaire d’un monde différent, ses oreilles restèrent pointues et sa peau étrangement colorée.

Le quartier maitre du capitaine : « Colt » blonde, avec une plastique dont même l’uniforme ne peut venir à bout, est la fois secrétaire, le reporter et la comptable du capitaine April. Intelligente, elle d’une féminité troublante.

Dans The Cage, le quartier maitre Colt avait les cheveux blond vénitien : lorsque Star Trek devint une série, le quartier maitre Rand était une blonde plus conventionnelle, plus tape-à-l’œil. Quant à la plastique « dont même l’uniforme ne peut venir à bout », les deux actrices remplissaient le rôle avec une égale perfection.

Dans ce projet soumis à Herb Solow, Gene Roddenberry avait glissé les germes de vingt-cinq aventures différentes. Les phrases suivantes peuvent sembler étrangement familières : à l’évidence, nombre des futurs épisodes de Star Trek dérivent de ces descriptions sommaires.

LA CAGE SUIVANTE. Le désespoir du héros de notre série, enfermé dans une cage et exposé comme un animal à qui l’on offre une compagne.

LE JOUR OU CHARLIE EST DEVENU UN DIEU. L’occurrence accidentelle d’un pouvoir infini tombée aux mains d’un simple mortel.

LE PRESIDENT CAPONE. Un monde parallèle, Chicago dix ans après qu’Al Capone a gagné et imposé sa loi à toute une nation.

LES FEMMES. La réplique d’un épisode de la conquête de l’Ouest : des cultures à bord avec un chargement de femme destinées à une colonie lointaine.

TORX. Une intelligence extraterrestre. Une pensée pure dépourvue d’enveloppe corporelle qui « dévore » l’intelligence. Au bord de la famine depuis une éternité. Torx recherche désespérément le type de « nourriture » que seule la Terre peut lui fournir en quantités

LA GENESE