Les programmes jeunesse





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Les programmes

jeunesse

Acilion et

sa bande

Quelques heures avant l’atterrissage du prince de l’espace sur la chaine d’en face, TF1 nous soumet l’émission qui va rythmer nos vacances jusqu’à la fin de l’année suivante : ACILION ET SA BANDE. A la tête de sa bande, Claude PIERRARD (assisté de Marc Menant pour cet été uniquement). Ce n’est pas sa première expérience en la matière, mais c’est la première aussi « structuré ». L’été précédent, il avait déjà animé l’émission jeunesse de la première chaine associée à Oreste, mascotte de la revue Pistil. Là, un autre acolyte verdoyant l’accompagne, en la personne d’Acilion. Cette sorte d’extraterrestre s’anime comme par magie à ses côtés : il s’agit bien d’une marionnette manipulée en direct, mais elle est en fait incrustée à l’écran. Ce procédé s’avère couteux, la licence étant détenue par les américains. C’est d’ailleurs ce qui sonnera le glas du pauvre animal, création de Boris Scheigam.


Dès sa première, ce 3 juillet de l’année 1978, l’émission à déjà la structure et les codes de celle qui allait perdurer après elle et que nous avons croquée durant sept années. L’ouverture se fait par une séquence bricolage (système D), divisée en deux parties. Cet été, nous apprenons donc à réaliser, entre autres, des objets à partir de pinces à linge avec Geneviève Ploquin, un cerf-volant en forme de soucoupe volante avec Daniel Picon ou encore un labyrinthe électronique avec Bernard Fighiera. La plupart des bricoleurs sont des passionnés, auteur d’ouvrages sur le sujet, notamment aux éditions Fleurus. Une fois la première partie bricolage terminée, une petite pause sous forme d’un dessin animé : Une famille ours au Far West. Avec eux, nous comprenons le sens de l’expression « ours mal léché » : le papa ne s’exprime qu’en grommelant et joue facilement au fusil si l’on vient à troubler sa tranquillité. La famille suit le pas du patriarche, chacun à sa manière (un brin « soupe au lait »), mais pleine de bon sens. En aout, ils sont remplacés par des productions d’Europe de l’Est, un peu moins attrayantes.


Après ce premier dessin animé, nous retrouvons Acilion pour sa séquence et ses informations (Claude Pierrard est avant tout journaliste) clôturée par un petit reportage sur les animaux. Des artistes sont bien sûr invités (François Valéry, Patrick Topaloff etc.) A noter que les émissions font en sorte d’avoir une certaine cohérence : par exemple si Les infos magazine aborde le sujet de la Côte d’Ivoire, l’animal découvert ensuite est l’éléphant et l’épisode du dessins animé qui suit à pour sujet la disparition… d’un éléphant (Clue Club)


La séquence bricolage reprend ensuite puis cède la place à dessin animé. Pour les premières semaines, un inédit avec Clue Club. Nous suivrons donc les enquêtes de Larry (le chef), Dédé (le binoclard), Perrette (la blonde aventureuse) et Dany (le plus jeune, véritable petit génie doué pour l’informatique) accompagnés de deux chiens : Pataud, grand dadais chapeauté et vantard qui croit tenir le coupable à chaque fois qu’il croise quelqu’un de lié à l’affaire, et Lourdaud, le court sur pattes un peu benêt. Ils se déplacent à bord d’un buggy équipé d’un écran, qui leur permet de communiquer avec Dany, trop jeune pour les accompagner systématiquement.


A la mi-juillet, Clue Club laisse la place pour un court moment à Mini mini Détective, qui assure la transition vers Les aventures de Gulliver. Le personnage principal à la particularité de pouvoir devenir minuscule grâce à une potion. On note avec amusement qu’il s’agit d’un thème récurrent dans Récré A2, cet été-là (Monsieur Rosée, les problèmes du professeur Popper, etc.) Il va d’enquête en enquête, pour lesquels sa taille lilliputienne est bien utile, sauf que sa potion choisit toujours le plus mauvais moment pour cesser ses effets !


Les aventures de Gulliver, du même studio que ses prédécesseurs, conte les aventures d’un Gulliver moderne, présenté comme le fils de l’originel (nous avons pu nous familiariser avec ses aventures sur Année 2 quelques semaines avant). Tous deux ont embarqué sur un bateau, espérant trouver une île où se situerait un fabuleux trésor. Mais l’inquiétant capitaine Féroce convoite la carte qu’ils ont. Le navire fait naufrage, Gulliver père disparait, et son fils échoue sur l’ile des Lilliputiens. Avec en trame de fond la recherche de son père, il va vivre de nombreuses aventures avec ses nouveaux amis.


Le roi Léo prend la relève pour quelques jours. C’est le premier dessin animé japonais diffusé à la télévision française, en 1972. Il conte les aventures d’un lionceau, fils d’un roi tué par un cruel chasseur, qui est amené à être élevé par un homme. Ce double héritage lui permet de devenir un être très complet, afin qu’un jour peut-être à son tour le meilleur roi qui soit.


LE 31 aout, un feuilleton et un dessin animé viennent remplacer le lionceau : Les amis de Chico et Le petit chien. Le premier, dont ce sera la seule et unique diffusion, a marqué les esprits : le héros est une tête réduite qui parle ! Un peu effrayant au niveau visuel… Elle a été remise à un jeune garçon, Chris, par un antiquaire voulant le remercier d’avoir déjoué un vol dans sa boutique. Au départ endormi, Chico se réveille lorsque Chris et sa sœur Jill se mettent à jouer des instruments accompagnant le coffre qui renferme la sympathique tête réduite… qui se révèle être un sorcier faiseur de pluie. S’ensuivront bien des péripéties, ses amis étant résolus à lui faire retrouver sa tribu, tandis que des voleurs tentent de s’emparer de lui.


Le petit chien est quant à lui un dessin animé roumain, qui narre la découverte des choses d’un chien et d’un chat qui ignorent qu’ils sont censés être ennemis naturels. Ils viennent en aide à leurs prochain, mais se retrouvent souvent confrontés à d’autres animaux pour le moins récalcitrants…

Acilion et sa bande